Envolées 2017

26—28.08.17 / 19h/ 20h15
Les Teintureries
Entrée libre

 

 

 

En septembre 2016, nous avons eu le plaisir de vous annoncer le lancement d’un nouveau projet, les Envolées, destiné à encourager et promouvoir les talents de création et de conception de nos acteurs et actrices fraîchement diplômés. Tout en leur garantissant un cadre artistique et professionnel, l’objectif des Envolées est d’offrir à nos jeunes artistes un espace de totale liberté pour expérimenter et concrétiser une vision artistique particulière, un projet de mise en scène, une écriture personnelle, une recherche artistique de toute nature qui vienne investir et interroger « le plateau de théâtre ».

Suite à la réussite et au succès des Envolées 2016, nous poursuivons l’expérience en 2017 avec deux formes courtes conçues par Coralie Vollichard et Giulia Belet. Entourées de jeunes acteurs et actrices issus des Teintureries, de la Manufacture, de l’Ecole du Nord, de l’Ecole Serge Martin et d’une jeune dramaturge formée à l’Université de Lausanne, Coralie et Giulia vous présenteront leurs Envolées durant trois soirées, en ouverture à notre nouvelle saison et notre rentrée prochaine.

Nathalie Lannuzel


TRIBU
Projet dirigé par Coralie Vollichard assistée par Tamara Lysek
Avec Emilia Catalfamo, Yann Philipona, Cyril Metzger 

« Je me revois entrer dans le salon pour Nouvel-An. J’ai mis ma robe scintillante, elle me gratte, c’est horrible. Mais je sais, sans me jeter des fleurs, qu’elle me fait un corps de sirène. C’est la première fois que j’entre dans leur salon, j’ai le trac. Ils sont tous les deux côte à côte, sur le tapis, et si j’avais pas su qu’ils étaient frères, je l’aurais deviné quand même. A la manière de se tenir. Ou de me regarder. Oui, c’est peut-être ça, ils ont une manière de me regarder. Je me sens tout de suite à la maison. »

TRIBU est un texte de Coralie Vollichard où la place de chacun est soumise à la chaise musicale. Prenons un jeu de carte. Choisissons le jeu des familles. Un jeu ou pairs et triplés s’emmêlent, s’entrelacent et se délassent aussi facilement qu’ils se forment. Dans le jeu, quelqu’un demande le père.

Salle Shakespeare, 3e étage, 26.08.17 à 19h / 27.08.17 à 19h / 28.08.17 à 20h15

 


2’922 d’après « La Maison de Bernarda Alba » de Federico Garcia Lorca
Projet dirigé par Giulia Belet
Avec Tamara Fischer, Clémence Mermet
Musique Timothée Giddey

Deux femmes. Leur père meurt. De là d’où elles viennent, cela signifie huit ans de deuil. Huit ans assignées à résidence, en somme. Entre frustration et apparente résignation, elles ne savent plus que faire de leur corps désormais devenu trop encombrant, trop vibrant pour être contenu entre quatre murs. 

C’est en se basant sur le texte de Federico Garcia Lorca, La Maison de Bernarda Alba, que nous nous sommes interrogées sur la thématique du désir. A l’intérieur de ce canevas, interviennent plusieurs auteurs contemporains ; Atiq Rahimi (Syngué sabour), Marguerite Duras (L’Amant), Falk Richter (Ivresse) et Jacques Prévert (Paroles).

Salle Marthe Keller, 1er étage, 26.08.17 à 20h15 / 27.08.17 à 20h15 / 28.08.17 à 19h

 


Technique Julien Neumann et Grégoire Hanhart

Photos Etienne Malapert