Jean Liermier

photo ©Mario del Curto

A l’occasion de la présentation de son spectacle « La Vie que je t’ai donnée », présenté au Théâtre de Carouge, puis au Théâtre Kléber-Méleau, les étudiants des Teintureries ont rencontré Jean Liermier.

 

Comédien de formation, metteur en scène de théâtre et d’opéra, pédagogue, il dirige depuis 2008 le Théâtre de Carouge – Atelier de Genève (TCAG), l’une des institutions phares du théâtre en Suisse romande.

Diplômé de l’École supérieure d’art dramatique de Genève, il a participé à l’issue de sa formation à différents stages avec Ariane Mnouchkine, Matthias Langhoff, André Engel et Yannis Kokkos.

Il a travaillé comme comédien en Suisse romande et en France sous la direction, entre autres, de Claude Stratz, Her vé Loichemol, Dominique Catton (pour lequel il créé le personnage de Tintin dans Les Bijoux de la Castafiore), Richard Vachoux, Philippe Morand ou André Engel, avec qui il collabora à de nombreuses reprises comme assistant à la mise en scène.

Il signe sa première collaboration artistique à la mise en scène avec Claude Stratz au Théâtre du Vieux-Colombier pour Les Grelots du fou de Luigi Pirandello.

À l’Opéra de Marseille, il monte La Flûte enchantée, un montage de cantates de Bach à Strasbourg, Les Noces de Figaro à Nancy et à Caen. Il a dernièrement mis en scène L’Enfant et les Sortilèges pour l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Paris, spectacle repris à Madrid puis à Bilbao, et My Fair Lady à l’Opéra de Lausanne.

Au Théâtre de Carouge – Atelier de Genève, au Théâtre Vidy-Lausanne en Suisse, au Théâtre des Amandiers de Nanterre ainsi qu’à la Comédie-Française notamment, il s’emploie à revisiter principalement des textes d’auteurs classiques dans l’esprit de les rendre accessibles à tous : Le Médecin malgré lui, L’École des femmes et Le Malade imaginaire de Molière ; La Double Inconstance, Les Sincères, Le Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux ; On ne badine pas avec l’amour, Les Caprices de Marianne de Musset ou encore Sophocle et Kleist.

Dans son parcours, ses rencontres avec Claude Stratz et André Engel sont déterminantes. Il cultive avec le pre- mier le goût de la lecture du texte et d’une direction d’acteur sanguine, et il découvre avec son maestro Engel un univers teinté de réalisme poétique, où fort d’une dramaturgie lumineuse et forte, l’acteur reste le seul maître à bord.